Pour ajouter antigel ou traitement sans vider le chauffage
Un circuit de chauffage est fermé et sous pression : impossible d’y verser un produit comme dans un seau. La bouteille d’injection, montée en dérivation sur un tuyau, se remplit à pression atmosphérique puis confie son contenu à l’eau qui circule. Antigel, inhibiteur de corrosion ou nettoyant se dosent ainsi en quelques minutes.
- Antigel et traitements
- Sans vidange
- Circuit protégé
1À quoi sert une bouteille d’injection ?
Elle permet d’introduire dans une installation de chauffage ou de climatisation tout ce que l’on ajoute à l’eau : antigel pour un circuit exposé au froid, inhibiteur contre la corrosion et les boues, désembouant avant un rinçage.
Isolée du circuit par deux vannes, la bouteille peut être vidée, ouverte et remplie sans toucher au reste de l’installation. Remise en communication, elle est traversée par une partie du débit, qui emporte le produit dans tout le réseau.

2Comment est-elle montée ?
La bouteille est raccordée en dérivation sur une conduite : son entrée et sa sortie encadrent une vanne principale. En fermant un peu cette vanne, on oblige une partie de l’eau à passer par la bouteille.

3Mode d’emploi
- Isoler la bouteille : fermer la vanne d’entrée et la vanne de sortie.
- La vider : ouvrir la vidange, puis le bouchon du haut pour la ramener à la pression atmosphérique.
- Verser le produit : refermer la vidange, remplir par le haut à l’aide de l’entonnoir, revisser le bouchon.
- Lancer l’injection : ouvrir les vannes d’entrée et de sortie, fermer à moitié la vanne principale, laisser tourner le circulateur quelques minutes.
- Terminer : rouvrir la vanne principale, purger l’air, compléter la pression. Recommencer jusqu’à la dose voulue.
4Quels produits injecter ?
Antigel
Pour une pompe à chaleur monobloc, une résidence secondaire ou un circuit extérieur. On préfère le monopropylène glycol, non toxique.
Inhibiteur
Il protège les métaux du circuit (acier, cuivre, aluminium) et limite la formation de boues.
Désembouant
Il décolle les boues avant un rinçage, par exemple avant de raccorder une nouvelle chaudière ou une pompe à chaleur.
Concentration d’antigel et protection
| Monopropylène glycol | Protection contre le gel (indicative) |
|---|---|
| 20 % | ≈ −8 °C |
| 25 % | ≈ −10 °C |
| 30 % | ≈ −13 °C |
| 35 % | ≈ −17 °C |
| 40 % | ≈ −21 °C |
Valeurs indicatives : se reporter à la fiche technique du produit utilisé.
5Questions fréquentes
Combien d’antigel faut-il mettre ?
La quantité dépend du volume d’eau de l’installation et de la température de protection souhaitée. Par exemple, pour 150 litres d’eau protégés à −10 °C avec un glycol à 25 %, il faut environ 37 litres de produit pur. La concentration se contrôle ensuite avec un réfractomètre.
L’antigel change-t-il le fonctionnement du chauffage ?
Un peu : l’eau glycolée est plus visqueuse et transporte moins bien la chaleur. Le circulateur doit parfois tourner un peu plus vite. C’est pourquoi on ne dépasse pas la concentration nécessaire.
Et la protection de l’eau potable ?
Un circuit qui contient de l’antigel ou des additifs doit être rempli à travers un disconnecteur de type BA, contrôlé chaque année.
À retenir
- La bouteille d’injection permet d’ajouter un produit dans un circuit fermé sans le vidanger.
- Elle se monte en dérivation, avec une vanne d’entrée, une vanne de sortie, un bouchon et une vidange.
- Antigel, inhibiteur ou désembouant se dosent selon le volume d’eau de l’installation.
- Un circuit traité se remplit à travers un disconnecteur BA.