Le ballon tampon

Accessoires chauffage · Circulation et équilibrage

Le ballon tampon : une réserve d’eau chaude pour un générateur qui fonctionne mieux

Une pompe à chaleur qui démarre et s’arrête sans cesse, une chaudière à bûches qui s’étouffe faute de pouvoir écouler sa chaleur, des capteurs solaires qui produisent quand on n’en a pas besoin : le ballon tampon, le plus souvent monté sur le retour d’une pompe à chaleur, ajoute au circuit une réserve d’eau qui lisse son fonctionnement.

  • Stockage de chaleur
  • Moins de cycles courts
  • Calcul du volume

1À quoi sert un ballon tampon ?

C’est une cuve isolée, remplie de l’eau du circuit de chauffage, et non d’eau sanitaire. Montée sur le retour, le plus souvent entre les émetteurs et une pompe à chaleur, elle ajoute du volume et de l’inertie à l’installation.

Éviter les cycles courts

Une pompe à chaleur surpuissante par temps doux atteint sa consigne en quelques minutes et s’arrête : ces démarrages répétés usent le compresseur et dégradent le rendement.

Stocker une flambée

Une chaudière à bûches brûle toute sa charge à pleine puissance, là où elle pollue le moins ; le ballon stocke l’excédent et le restitue pendant des heures.

Compléter le volume d’eau

Beaucoup de fabricants de pompes à chaleur imposent un volume d’eau minimal dans le circuit : le ballon le complète quand les radiateurs ou les boucles de plancher en contiennent trop peu.

Assurer le dégivrage

En hiver, une pompe à chaleur air/eau puise un peu de chaleur dans le circuit pour dégivrer son évaporateur : il faut assez d’eau pour que les pièces ne refroidissent pas.

2Le montage sur une pompe à chaleur : en série sur le retour

C’est avec une pompe à chaleur que le ballon tampon est le plus répandu. Il se place alors sur le retour des émetteurs, juste avant la PAC.

Ballon tampon monté en série sur le retour d’une pompe à chaleur air/eau : le circulateur de la pompe à chaleur envoie l’eau chaude vers les émetteurs ; l’eau qui en revient entre en haut du ballon, ressort en bas et retourne à la pompe à chaleur Pompe à chaleur air/eau Un seul circulateurÉmetteursDépartRetour Ballon tamponsur le retour
Le ballon est monté en série sur le retour : l’eau des émetteurs le traverse, entrée en haut et sortie en bas, avant de revenir à la pompe à chaleur. Un seul circulateur, celui de la PAC, fait circuler l’eau dans toute l’installation.

Deux piquages, sur le retour

L’eau qui revient des émetteurs entre dans le ballon et en ressort vers la pompe à chaleur : le ballon ajoute du volume et de l’inertie au circuit, sans le séparer en deux.

Un seul circulateur

Celui de la pompe à chaleur, le plus souvent intégré à l’appareil, fait circuler l’eau dans tout le circuit : pas de second circulateur à régler ni à alimenter.

À ne pas confondre : un réservoir à quatre piquages, avec un circulateur côté générateur et un autre côté émetteurs, sépare les deux circuits. Il joue alors le rôle d’une bouteille de découplage, pas celui d’un ballon tampon.

3Calculez le volume de votre ballon tampon

Volume d’un ballon tampon

Selon le générateur, avec la taille commerciale conseillée.

1. Le générateur

2. La pompe à chaleur

Volume calculé——
Ballon conseillé—taille commerciale supérieure
Énergie stockée——

Ordres de grandeur. La notice du générateur prime : de nombreux fabricants de pompes à chaleur indiquent un volume d’eau minimal, et ceux de chaudières à bûches un volume d’hydro-accumulation obligatoire.

4Selon le générateur

GénérateurBallon tamponVolume courant
Pompe à chaleurSelon la notice : utile si le circuit contient peu d’eau ou si les robinets thermostatiques peuvent tout fermer10 à 20 L par kW
Chaudière à bûchesIndispensable : prescrit par le fabricant, jamais moins de 300 L50 à 100 L par kW
Chaudière à granulésConseillé si la maison demande souvent moins que la puissance minimale20 à 30 L par kW
Solaire combinéStocke la production du jour pour la soirée50 à 100 L par m² de capteur
Chaudière gaz ou fioulRarement utile : elles modulent ou supportent les cycles—

Pour une chaudière bois, lire aussi la chaudière à bûches et la vanne thermique qui protège son retour.

5Installation

  1. Une isolation épaisse, 80 à 100 mm au moins : un ballon de 1 000 L mal isolé perd plusieurs centaines de kWh par an. Placez-le de préférence dans le volume chauffé.
  2. Deux piquages sur le retour : l’eau des émetteurs entre en haut du ballon et ressort en bas vers la pompe à chaleur, à faible vitesse pour ne pas brasser toute la réserve.
  3. Un seul circulateur, celui de la pompe à chaleur, choisi pour le débit de tout le circuit, ballon compris : voir le calcul du circulateur.
  4. Un vase d’expansion recalculé : le volume d’eau augmente, il faut un vase plus grand, voir le calcul du vase d’expansion.
  5. Une soupape de sécurité et un purgeur sur le ballon, plus une vidange en partie basse.

6Questions fréquentes

Ballon tampon ou ballon d’eau chaude sanitaire ?

Le ballon tampon contient l’eau du chauffage, non potable. Des ballons combinés existent : un ballon tampon traversé par un serpentin ou contenant une petite cuve d’eau sanitaire, courants avec le solaire et le bois.

Une pompe à chaleur a-t-elle toujours besoin d’un ballon tampon ?

Non : une pompe à chaleur qui module bien, raccordée à un plancher chauffant ou à des radiateurs dont une partie reste toujours ouverte, s’en passe souvent. Suivez la notice : volume minimal du circuit et débit minimal.

Un ballon trop grand, est-ce gênant ?

Il coûte plus cher, prend de la place, perd plus de chaleur et met plus longtemps à monter en température. Pour une pompe à chaleur, un volume excessif peut même retarder la réponse aux besoins.

À retenir

  • Le ballon tampon ajoute au circuit de chauffage une réserve d’eau et d’inertie.
  • Indispensable avec une chaudière à bûches, utile avec une pompe à chaleur selon la notice.
  • Sur une pompe à chaleur, il se monte en série sur le retour, avec un seul circulateur.
  • Bien isoler, préserver la stratification et recalculer le vase d’expansion.

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