Le gardien obligatoire de votre chauffe-eau
Sous chaque chauffe-eau à accumulation se trouve un groupe de sécurité. Ce bloc en laiton réunit un robinet d’arrêt, un clapet anti-retour, une soupape qui s’ouvre à 7 bar et une vidange. S’il goutte un peu pendant la chauffe, c’est normal ; s’il coule en permanence, il faut agir.
- Soupape 7 bar
- Clapet anti-retour intégré
- À manœuvrer chaque mois
1À quoi sert un groupe de sécurité ?
Un chauffe-eau est une cuve fermée, remplie sous la pression du réseau. Quand l’eau chauffe, elle se dilate et la pression grimpe. Le groupe de sécurité empêche cette pression de dépasser 7 bar, au-delà desquels la cuve risquerait d’être endommagée. Il réunit dans un seul corps :
- un robinet d’arrêt de l’eau froide ;
- un clapet anti-retour, qui empêche l’eau chaude de repartir vers le réseau ;
- une soupape tarée à 7 bar ;
- une commande de vidange, qui sert aussi à manœuvrer la soupape.


Groupe droit
Pour un chauffe-eau mural : l’arrivée d’eau froide arrive par le dessous, à la verticale.
Groupe coudé
Pour un chauffe-eau posé au sol : l’arrivée se fait à l’horizontale.
Groupe réversible
Il pivote pour servir dans les deux cas.
2Pourquoi il goutte pendant la chauffe
Pendant la chauffe, l’eau de la cuve prend du volume. Comme elle ne peut pas repartir vers le réseau (le clapet l’en empêche), le surplus s’échappe par la soupape : quelques gouttes, puis un filet d’eau. C’est normal.
entre une eau à 10 °C et une eau à 60 °C.
rejetés à chaque chauffe complète, sans vase d’expansion sanitaire.
Ce rejet gaspille de l’eau et use peu à peu le siège de la soupape, jusqu’à la fuite permanente. Deux remèdes : un vase d’expansion sanitaire, qui absorbe la dilatation, et un réducteur de pression réglé à 3 bar.
3Installation
- Directement sur l’arrivée d’eau froide du chauffe-eau : aucune vanne ni aucun réducteur entre le groupe et la cuve, à l’exception d’un vase d’expansion sanitaire.
- Le bon modèle : droit pour un chauffe-eau mural, coudé pour un chauffe-eau au sol.
- Une évacuation visible vers l’égout, par un siphon entonnoir qui évite aussi les remontées d’odeurs.
- Un réducteur de pression en amont si la pression du réseau dépasse 3 à 4 bar.


4Entretien et pannes
Le manœuvrer chaque mois
Tourner la commande de vidange quelques secondes chasse le tartre et évite que la soupape ne reste entrouverte ou bloquée.
Ne jamais le boucher
Un groupe obstrué ou supprimé expose le chauffe-eau à un risque d’éclatement.
| Ce que vous constatez | Cause probable | Que faire ? |
|---|---|---|
| Quelques gouttes pendant la chauffe | Dilatation normale de l’eau | Rien, ou poser un vase d’expansion sanitaire |
| Il coule en permanence, même à froid | Siège entartré ou usé | Le manœuvrer, puis le remplacer si la fuite persiste |
| Il coule beaucoup à chaque chauffe | Pression du réseau trop forte | Installer ou régler un réducteur de pression |
| Rien ne sort jamais, même en le manœuvrant | Groupe bloqué par le calcaire | Le remplacer sans attendre |
5Questions fréquentes
Le groupe de sécurité est-il obligatoire ?
Oui, sur tout chauffe-eau à accumulation sous pression. Il doit être neuf, conforme aux normes et adapté à la pression de service du chauffe-eau, généralement 7 bar.
Tous les combien le changer ?
Il n’y a pas de durée fixe. Beaucoup de fabricants recommandent de le remplacer lors du changement de chauffe-eau, et dès qu’il fuit en permanence ou ne fonctionne plus quand on le manœuvre.
Peut-on le remplacer soi-même ?
C’est possible pour un bricoleur averti : couper l’eau froide et l’alimentation électrique du chauffe-eau, faire baisser la pression en ouvrant un robinet d’eau chaude, puis démonter l’ancien groupe au-dessus d’un seau. En cas de doute, faites appel à un plombier.
À retenir
- Le groupe de sécurité réunit robinet d’arrêt, clapet anti-retour, soupape 7 bar et vidange.
- Un léger écoulement pendant la chauffe est normal : c’est la dilatation de l’eau.
- Un vase d’expansion sanitaire et un réducteur à 3 bar suppriment ce gaspillage.
- On le manœuvre chaque mois ; on ne le bouche jamais.